Overblog Seguir este blog
Edit page Administration Create my blog

547109_10200531052214463_1120699937_n.jpgmHBE

Intercambio de traducción

 Voy traduciendo mis obras en español, siendo el francés mi lengua materna. Busco a un autor español (o latinoamericano) que entienda bien el francés escrito, y que esté interesado en un intercambio de traduccion, si intenta traducir sus propias obras en francés. Si alguien esta interesado, que me contacte (haga click) : correoelectronico

Jean-Pierre Martínez
Jean-Pierre Martinez es autor teatral y guionista francés de origen español. Nacido en 1955 en Auvers-sur-Oise, sube al escenario primero como baterista en diversos grupos de rock, antes de hacerse semiológo para la publicidad. Luego trabaja como guionista para la televisión, y vuelve al teatro como autor. Ha escrito mas de 60 guiones para distintas series de la televisión francesa, y 50 comedias para el teatro (13 y Martes, Strip Poker, Bar Manolo, Ella y El, Muertos de la Risa, Breves del Tiempo Perdido, El Joker...). Actualmente es uno de los autores contemporaneos mas representados en Francia, y varias de sus obras han sido ya traducidas en espanol y en ingles. Es licenciado en literatura espanola e inglesa (Sorbonne), en linguística (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales), en economía (Institut d’Études Politique de Paris), en escritura de guiones (Conservatoire Européen d’Ecriture Audiovisuelle). Jean-Pierre Martinez ha escogido ofrecer todos los textos de sus obras para descargar gratuitamente en su web :

/ / /

ARTICLE PARU DANS CB NEWS


LE STRING ET LE VOILE

Le libertinage comme justification ultime de l'intégrisme

par Jean-Pierre Martinez, sémiologue


Doit-on brûler les publicitaires ?

   Il y a quelques mois, une affiche publicitaire pour les strings Boléro faisait scandale. On y voyait une jeune femme, de dos, baissant son short pour exhiber son postérieur, tout en interpellant le passant : "Je suis vierge. Et vous ?". A y regarder de plus près, les moins myopes comprenaient que la ligne de strings Astro déclinait les douze signes du zodiaque. Choquante, cette pub ? En tout cas, parfaitement classique dans son mode opératoire, et remarquablement efficace quant à son résultat. L'affiche pour Boléro fonctionne en deux temps. Une accroche à la fois "impactante" et mystérieuse (les fesses en dévoilement et la question en suspens), conduisant inéluctablement le spectateur à satisfaire sa curiosité émoussée en lisant le message en bas de page ("Le premier string avec ton signe astrologique en hologramme").
   Cette mécanique publicitaire est plus généralement celle de la séduction en tant que manipulation, consistant à créer le manque pour attiser le désir de consommation. Si l'on ajoute que dans le jargon franglais des publicitaires, l'accroche-mystère s'appelle un "teaser" (et le message-réponse une "base line"), on aura compris que la publicité utilise les mêmes ficelles que le strip-tease. Il suffit, pour s'en convaincre, de se rappeler la célèbre campagne de promotion... de la publicité elle-même, dans laquelle une jeune femme dénommée Myriam, après avoir enlevé le haut, promettait d'ôter bientôt également le bas, mettant ainsi toute la France en haleine. Elle tint parole quelques jours plus tard en utilisant cependant une pirouette, au sens propre, puisque, s'étant retournée, elle ne nous montrait finalement que... ses fesses. Ce tour de passe-passe résumait parfaitement l'essence même d'une manipulation publicitaire ayant au moins le mérite de s'afficher franchement, avec humour, comme telle : je vous mène par le bout du nez en vous promettant la lune, mais je ne vous montre finalement que mes fesses...
   En 1981, donc, peu de temps après la victoire de François Mitterrand, élu à la suite d'une autre fameuse campagne de publicité (La Force Tranquille), Myriam, aujourd'hui considérée comme pionnière d'une certaine libération des moeurs, était interdite d'affichage dans de nombreuses villes, dont celle du premier Premier Ministre de la gauche. Quelques années avant Myriam, pourtant, les premières féministes enlevaient elles aussi le haut lors des meetings d'un certain Jean Royer, maire de Tours, grand protecteur de la pudeur, des femmes et des embryons. Autre temps, autres moeurs...
   La publicité Boléro, pour sa part, constitue un ultime blasphème en associant cet artifice diabolique qu'est le string, d'une part à l'astrologie (c'est-à-dire à une forme de croyance métaphysique), et d'autre part à la virginité féminine (valeur, comme on le sait, vénérée par la plupart des religions). Si l'on considère que montrer ses fesses (comme tirer la langue) est pour le moins une insolence, la publicité Boléro est bien, en effet, un pied de nez à la morale et à la religion.


Faut-il légiférer contre le port du string ?

   Doit-on pour autant brûler tous les publicitaires, et leurs modèles libertins, comme au Moyen Age on brûlait les sorcières ? Certains militants anti-pub ne semblent pas loin de le penser, soutenus en cela par une récente initiative gouvernementale visant à mettre à la disposition du grand public un numéro de téléphone pour recueillir les réactions face aux "atteintes à l'image des femmes dans la publicité". Cet appel à la vigilance morale et à la délation publique fait écho, entre autres, à la récente proposition de loi d'un député UMP visant à créer un nouveau "délit d'atteinte à la dignité de l'homme et de la femme par l'image publicitaire". Dans l'exposé des motifs, on nous explique que cette proposition de loi est destinée à protéger les français des messages subliminaux et libidineux auxquels ils sont exposés quotidiennement, malgré eux, par des publicitaires (forcément) déviants. Le premier pas vers l'instauration d'une censure préalable... ou les prémisses d'un grand retour aux affaires des puritains et de l'inquisition ?
   Pour être conséquent, d'ailleurs, si l'on projette de censurer la publicité destinée à promouvoir le string, ne devrait-on pas tout simplement interdire le string lui-même ? A l'école, en tout cas, où il se donne souvent ostensiblement à deviner au dessus de la ceinture du pantalon d'adolescentes visiblement déjà possédées par le démon de la consommation. En d'autres termes, faut-il légiférer contre le port du string dans la mesure où il attente, si ce n'est à la laïcité, du moins à la dignité de la femme qui le porte, certes de son plein gré, mais sous l'irrésistible pression d'une gente masculine fanatisée par les prêches enflammés de publicitaires sataniques ?
   Ces nouveaux puritains partisans de telles fatwas parlementaires sont-ils aussi chatouilleux quant aux atteintes à la laïcité ? Quoi qu'il en soit, mettre sur le même plan, en les opposant, le "problème" du string et celui du voile, fournit un argument de poids à l'intégrisme, qui a beau jeu de dénoncer un paradoxe apparent. Puisque le string (ou encore le piercing mal placé, et plus généralement l'"érotisation de l'environnement" dénoncée par notre député censeur), bien qu'attentatoire à la dignité de la femme, reste toléré, pourquoi le voile, qui n'aurait finalement pour but que de préserver la pudeur féminine, devrait-il être interdit ? Mieux encore, si les filles doivent porter le voile, c'est finalement aussi pour se protéger d'agressions sexuelles rendues plus probables par les appels aux viols des publicitaires. Tant qu'on n'aura pas interdit le string et la publicité dépravée qui va avec, le voile restera donc nécessaire comme juste contrepartie.
   L'esprit libertin deviendrait ainsi le justificatif ultime de l'intégrisme liberticide. On ne pourrait venir à bout du deuxième qu'en remettant en cause le premier, et pour faire passer la pilule de l'interdiction du voile, il faudrait aussi condamner le string comme signe ostensible d'adhésion à l'esprit de débauche ambiant. La laïcité ne pourrait donc triompher qu'au prix d'un retour à l'ordre moral. Une certaine gauche, d'ailleurs, n'est pas en reste quant à ces raisonnements par l'absurde dont elle s'est fait une spécialité. A quoi bon lutter contre l'intégrisme tant qu'on aura pas réglé le problème de l'intégration ? Une justification de l'inaction qui en rappelle d'autres. A quoi bon réprimer la délinquance tant qu'on aura pas assuré l'égalité des chances ? On sait ce que cette vertueuse rhétorique de l'impuissance à coûter à la gauche et à la France un certain 21 avril...

Le 21ème siècle sera-t-il vraiment religieux ?

   Au-delà, donc, du clivage droite-gauche, on assiste aujourd'hui à l'alliance objective d'une partie (majoritaire ?) de la classe politique et de l'électorat autour d'une certaine idée de l'ordre moral et de la place réservée aux femmes dans cet ordre restauré. Toutefois, même si ces deux oppositions sont étroitement corrélées, il s'agit moins ici d'un antagonisme entre laïcs et religieux, qu'une confrontation entre d'une part les tenants d'une morale absolue et figée, car inscrite dans une nature des choses dont il faut à tout prix préserver l'intégrité, et d'autre part les tenants d'une morale relative et évolutive, car inscrite dans une histoire culturelle dont il convient de ne pas empêcher le progrès (tout en se gardant d'éventuelles dérives).
   Très en vogue, la notion de "développement durable" constitue d'ailleurs une tentative de synthèse générale entre un libéralisme total, à la fois matériel et moral, évidemment autodestructeur, et un conservatisme intégral, combinant malthusianisme économique et néo-puritanisme, pour rassembler finalement les opposants à toute évolution (anti-mondialistes, anti-OGM, anti-nucléaire, anti-pub... mais pas vraiment anti-cléricaux). Il n'est donc pas surprenant que certains soient tentés par un écologisme de la pensée, qui seul autoriserait un développement durable des bonnes moeurs.
   La notion de laïcité, en revanche, n'apparaît pas aujourd'hui, pour bon nombre d'intellectuels, comme suffisamment moderne pour mériter d'être défendue. Pas assez à la mode. Trop poussiéreuse. Sentant trop sa Troisième République et son instituteur début de siècle. Il est de bon ton, pour se démarquer de ce qui semble bien malgré tout, en France, être un large consensus en faveur de l'interdiction du port ostensible de signes religieux à l'école et dans les services publics, de dénoncer une laïcité intégriste, qui ferait fi des libertés individuelles, en l'occurrence confessionnelles.
   Une partie du monde, pas seulement musulman, s'élève contre cette nouvelle révolution française (dont Chirac serait le Robespierre), osant proclamer que la loi de la République doit primer sur celle de toute autre communauté qui prétendrait s'en affranchir de droit divin et plus généralement par nature. Faut-il vraiment être gêné que le pays inventeur des Droits de l'Homme réaffirme ses principes en matière de laïcité, au risque d'être désavoué, y compris par les États-Unis ?
   Il est vrai que le modèle américain du "melting pot" est très différent du centralisme jacobin à la française. Les États-Unis ne sont pas seulement une fédération d'états mais aussi de communautés. On n'y recherche pas l'assimilation, mais l'union autour d'un contrat social (le rêve américain), économique (le mythe libéral) et politique (un pouvoir fédéral) réduit au plus petit commun diviseur. Aucun risque de séparatisme ou d'éclatement dans cette entité agrégative que sont les États-Unis, fondant sa cohésion sur l'exercice d'une puissance dominante et la reconnaissance constitutionnelle d'un Dieu multiconfessionnel (In God We Trust), sorte de clé universelle des religions, postulant leur nécessité naturelle. Faire allégeance à tous les dieux ou n'en reconnaître aucun, tel serait donc l'alternative incontournable pour assurer la cohésion nationale. Compte tenu de son histoire et de ses réalités actuelles, la France est en droit de choisir une voie qui lui soit propre, en réaffirmant le principe de séparation des églises et de l'état.

Touche pas à mon string !

   L'histoire a maintes fois montré, hélas, ce que la primauté du sentiment d'appartenance ethnique et/ou religieuse peut engendrer comme déchirements. L'ère des grands affrontements idéologiques d'ordre philosophico-politique étant révolue, il serait en effet difficile de trouver aujourd'hui un seul conflit dans le monde qui ne soit structuré en profondeur par une revendication identitaire et communautariste. Même en Iraq, le pouvoir de Saddam reposait sur la domination d'une communauté (et d'une tendance confessionnelle) sur les autres, et la gestion de l'après-guerre reste organisée autour de ces divisions.
   Pour tous ceux, cependant, qui rejettent l'idée d'un monde à tout jamais figé dans la contemplation de ses lois plus ou moins divines mais quoi qu'il en soit éternelles, la différence entre le string et le voile se doit d'être soulignée. Nul, homme ou femme, n'est contraint de porter un string "par nature". Le string ne catégorise pas définitivement le monde (en distinguant notamment les hommes des femmes et, parmi ces dernières, celles qui le portent de celles qui devraient le porter), et même si cet accessoire peut, aux yeux de certain(e)s, constituer une errance (passagère), il n'interdit pas le progrès.
   Une société, dit-on, se juge à la place qu'elle accorde aux femmes. Encore faut-il que cette place ne soit pas seulement déterminée par les hommes, mais bien choisie et conquise par les femmes elles-mêmes. Un autre récent projet de loi, déposé lui aussi par un homme, est très éclairant à cet égard. Il s'agit bien sûr de cette sournoise proposition destinée à lutter contre l'insécurité routière, mais débouchant par la bande sur l'attribution au foetus d'un statut de personne. Ce projet n'a pu être enterré in extremis que grâce à la vigilance de quelques femmes, de droite comme de gauche, refusant la protection suspecte de ce parlement presque exclusivement masculin. Ne se voulant ni putes, ni soumises, les femmes sont bien inspirées de se méfier de ces protections viriles si généreusement offertes. Car il n'existe que deux types d'hommes qui protègent les femmes contre leur gré. Les intégristes de tous poils... et les maquereaux.
   Restons donc vigilants face à ces ballons d'essais législatifs qui semblent faire partie d'une vaste offensive plus ou moins concertée en faveur du retour à un ordre moral, au nom d'une certaine idée de la nature (religieuse) des choses. Et revenons-en pour finir au débat sur la réglementation de la publicité, voire sa censure préalable. Certes, toutes les publicités ne sont pas du meilleur goût. Mais la publicité n'a pas, hélas, le monopole de la vulgarité. Peut-on vraiment légiférer contre le mauvais goût, qui est généralement "le goût des autres" ? En dehors des interdits catégoriques touchant au racisme et à la pédophilie, déjà justement et sévèrement sanctionnés par la loi, le remède que constitue la censure, ou plus grave encore l'autocensure, n'est-il pas pire que le mal ? La démocratie, dit-on, est le plus mauvais des systèmes à l'exception de tous les autres. N'en serait-il pas de même pour la liberté d'expression ?



Compartir esta página

Repost 0
Published by

Obras en Español

       

 TEXTOS INTEGRALES DE LAS OBRAS PARA BAJAR GRATIS

 

Aquellos textos los ofrece gratuitamente el autor
para la lectura. Sin embargo cualquiera representación
pública,sea profesional o aficionada (incluso gratuita),
debe ser autorizada por la Sociedad de Autores
encargada de percibir los derechos del autor
en el pais de representacion de la obra.
Contactar con el autor : CorreoElectronico 

 

 COMEDIAS PARA 2 

EuroStar

1 hombre / 1 mujer

Un conocido director de cine y una actriz ambiciosa se encuentran por casualidad en el Eurostar, sentados frente a frente. Ambos se dirigen a Londres para un casting. Ella está dispuesta a todo con tal de conseguir el papel que la hará famosa. Él se siente atraído por su encanto, pero duda si llegar hasta el final… De pronto, el tren se para en mitad del túnel bajo el Canal de la Mancha. ¿Una avería? Pero en este juego de listillos, él no es quien ella piensa. Tampoco ella es quien él cree.

teleBis.jpg

Ella y El, Monologo Interactivo

Un hombre y una mujer o varias parejas

La apasionante aventura de la vida en pareja... Ella y El nos propone un recorrido en clave de comedia, por diferentes escenas del amor actual : el primer encuentro, la noche de bodas, la convivencia en el hogar, los amigos, los vecinos, los hijos, el trabajo, el deseo, las frustraciones... 

teleBis.jpg

El Joker

2 hombres o 2 mujeres

Un guionista con problemas informáticos e inspiracionales recibe la visita de un extraño reparador. Todos tenemos derecho a un Joker...

teleBis.jpg

  COMEDIAS PARA 3   

13 y Martes

3 personajes : 1H/2M o 2H/1M o 3M

Jerónimo y Cristina han invitado a cenar a una pareja de amigos. Pero la señora llega sola, deshecha. Acaba de saber que el avión que traía a su marido a París se ha estrellado en el mar. Pendientes de las noticias con la posible viuda para saber si su marido forma o no parte de los supervivientes, la pareja descubre de pronto que acaba de ganar el bote de la primitiva de ese viernes 13. La consigna es, desde ese momento, "disimula tu alegría"... Numerosas e impredecibles peripecias se suceden a lo largo de esta agitada jornada... 

teleBis.jpg

Por Debajo de la Mesa

2 hombres / 1 mujer

Para cerrar un sustancioso contrato con la Administración, el Presidente de la constructora agraciada invita al Ministro de Obra Pública a una cena. Con el ánimo de que todo discurra por caminos propicios contrata a una señorita de compañía, para que se muestre agradable. Pero la jovencita en cuestión acude a esa cita para reemplazar a una amiga, la cual sólo le comentó que se trataba de un trabajo muy bien pagado como camarera. Así que piensa servir sólo los platos que aparezcan en el menú. Nada va pues a ocurrir como estaba previsto

teleBis.jpg

  COMEDIAS PARA 4     

Strip Poker

2 hombres / 2 mujeres

Una pareja invita sus nuevos vecinos para conocerse, pero la cena se vuelve en una verdadera pesadilla... Una comedia a la manera de Woody Allen...

teleBis.jpg

Foto de Familia

2 hombres / 2 mujeres

Dos hermanos y dos hermanas que apenas si se ven,  

se reencuentran por última vez en la casa familiar de vacaciones 

con el objeto del traspaso de la herencia después de la defunción de su madre. 

Pero las cuentas que tienen que ajustar no son solamente financieras...

teleBis.jpg

     COMEDIAS PARA 7 A 10 

Bar Manolo 

7, 8, 9 o 10 personnajes, distribucion variable :

1H/6M, 1H/7M, 1H/8M, 1H/9M,

2H/5M, 2H/6M, 2H/7M, 2H/8M,

3H/4M, 3H/5M, 3H/6M, 3H/7M,

4H/3M, 4H/4M, 4H/5M, 4H/6M,

5H/2M, 5H/3M, 5H4M, 5H/5M,

6H/2M, 6H/3M, 6H/4M,

7H/2M, 7H/3F

2H/5F, 3H/4F, 4H/3F, 5H/2F, 6H/1F

 2H/10F, 3H/9F, 4H/8F, 5H/7F, 6H/6F, 7H/5F, 8H/4F, 9H/3F

Como consecuencia a un accidente de carretera implicando un coche funebre, la llegada en un bar de un ataud conteniendo un billete de loteria es el argumento de una comedia muy divertida.

 teleBis.jpg

 COMEDIAS DE SAINETES (SKETCHES) 

Breves del Tiempo Perdido

Hasta 30 personajes (hombres o mujeres)

Sobre el tiempo, la vida, la muerte, el amor... y el eterno regreso. 

teleBis.jpg

Muertos de la Risa

Hasta 25 personajes (hombres o mujeres)

Comedia de sketches.  Humor negro...

teleBis.jpg

Ella y El, Monologo Interactivo

Un hombre y una mujer o varias parejas

La apasionante aventura de la vida en pareja. Ella y El nos propone un recorrido en clave de comedia, por diferentes escenas del amor actual : el primer encuentro, la noche de bodas, la convivencia en el hogar, los amigos, los vecinos, los hijos, el trabajo, el deseo, las frustraciones...

teleBis.jpg

 

Voy traduciendo mis obras en español, siendo el francés mi lengua materna.Busco a un autor español (o latinoamericano) que entienda bien el francés, y que esté interesado en un intercambio de traduccion, si intenta traducir sus propias obras en francés. Si alguien esta interesado, que me contacte : 

 correoelectronico

 

BARMAN.jpg m.jpg 547109_10200531052214463_1120699937_n.jpg HB
larga-copie-2.jpeg Breves 536609_4840056569852_1614162956_n.jpeg  726
10499563 10152624615099518 687685679094815935 o 264663 4106623219576 1225081488 n    

Voy traduciendo mis obras en español, siendo el francés mi lengua materna. Busco a un autor español (o latinoamericano) que entienda bien el francés escrito, y que esté interesado en un intercambio de traduccion, si intenta traducir sus propias obras en francés. Si alguien esta interesado, que me contacte (haga click) : correoelectronico

 

      Entrevista à Jean-Pierre Martinez por Julio Ferandez Pelaez

      http://eteatro.wordpress.com

1. Jean-Pierre, para empezar, me gustaría  que nos hablaras de tus primeros recuerdos relacionados con la escritura, y si estas vivencias fueron o no decisivas para trazar tu profesión.

Primero, Julio, me permitirás notar algo muy significativo: nunca nos hemos encontrado todavía tú y yo. Ni hemos hablado junto por teléfono. Yo solo te conozco a través de tus obras teatrales. Y tú a mí a través de mis propios escritos. Así que desde el principio, la escritura queda muy al centro de nuestro encuentro. Un encuentro literario. Para contestar tu pregunta, creo que he de decirte que me sentí escritor antes de escribir. Antes de saber si era capaz de escribir algo. Y antes de saber que podía escribir. Eso es lo que recuerdo. Así como unas primeras líneas de una novela que de niño nunca continué y un teatro de títeres que construí en una caja de cartón (el escenario, claro). Quería ser escritor. Me costó unos cuarenta años atreverme a serlo. Todavía no sé si me lo otorgo…

2. Llegas al teatro a través de la escritura para cine –corrígeme si me equivoco-. ¿En qué medida lo cinematográfico ha influido en tu estilo?

Te corrijo, Julio, ya que me lo has autorizado: Llegué a la escritura para el teatro a través de la escritura para la televisión. Y llegué a la escritura para la televisión gracias a la traducción (del inglés al francés) de novelas sentimentales… Como te decía, fue poco a poco que acepté escribir algo que no fuera puramente comercial. En primer lugar por razones económicas (uno tiene que ganarse la vida) pero también por culpa de una educación judeo-cristiana: Sólo me autorizaba escribir si, haciendo esto, me podía ganar la vida. Además, ganarme la vida escribiendo obras comerciales me permitía no hacer otra cosa todavía más aburrida. Escribiendo obras comerciales aprendí técnicas de escritura que me ayudaron a escribir obras más personales. Para contestar más precisamente a tu pregunta, queda muy claro que hay algo en común entre la escritura audiovisual (sea para la tele o el cine) y la escritura teatral, como principalmente la necesidad de pensar en términos de situaciones y de imágenes. Con la diferencia, a mi parecer, que en el teatro, vista la necesaria economía de medios, has de focalizar los personajes. Y el subtexto. Lo que más importa en el teatro es lo que no se dice…

3. Al terminar de leer alguna de tus obras, como es el caso de Strip-Póker, he tenido la tentación de dibujar tus personajes, llevar a la caricatura lo que en cierta forma queda esbozado en la pieza. ¿Hasta qué punto confías en la creación de tus propios personajes? ¿Existe una deliberada intención de ambigüedad?

 Mira, Julio, aquí tocas a una contradicción fundamental de la comedia: para que podamos reírnos de los personajes de comedia (como los de Molière) y de las desgracias que les acontecen, tienen que ser caricaturables y en consecuencia detestables. Por otro lado, para que el público se pueda identificar con estos personajes, han de permanecer humanos, es decir: ambiguos, complejos y frágiles. El espectador tiene que amar y detestar a esos personajes, que en cierta manera nos representan a todos. No estoy muy lejos de pensar que ocurre lo mismo en relación a los personajes de tragedia, pero al revés: el espectador los detesta amándolos… Así que, en consecuencia, la intención de ambigüedad es deliberada. No sólo en los personajes (¿Quién es, de verdad?), sino incluso en lo que se refiere a las situaciones (¿Que pasó, realmente?). Además, para un autor, sería muy aburrido ir a ver sus obras representadas si hubiera sólo una lectura posible. A mí me gusta que me sorprenda una escenografía, por ejemplo…

4. Háblame del humor, de su necesidad, de los mecanismos que lo desencadenan y si es deliberado que el humor ocupe en tus obras un lugar central.

Se dice que el humor es la cortesía de la desesperación. Yo solo me otorgo el humor…

5. ¿Te sitúas dentro de una corriente de renovación del absurdo?

Sería tener muy poco sentido del humor y mucha pretensión contestarte que sí… En serio (tratándose de humor), mi propósito no es renovar a nada (sino a mí mismo quizás, que ya sería mucho). Sólo intento expresar un universo personal. Hacer reír a los demás. Y sobre todo reírme de mi mismo…

6. ¿Te has sentido horrorizado alguna vez después de ver una puesta en escena de una de tus obras?

Si. La primera. Después me acostumbré…

7. ¿Cuál es tu opinión sobre determinadas formas teatrales postdramáticas en las que el texto queda en un segundo término (tal y como ocurría en las apuestas escénicas de los 60 y 70).

Como autor, pero todavía más como espectador, pienso que nunca el texto debe ser un pretexto. Dar a entender una interpretación clara de una obra ambigua ya es mucho ¿No?

8. ¿Qué lecturas son las que te enganchan?

“La carne es triste, y leí todos los libros” dijo Mallarme… Yo no leí todos los libros, claro. Pero leí muchos. Y cuando empecé a escribir, dejé de leer, sino el periódico (y últimamente una obra no publicada de un tal Julio Fernández que se titula La Muerte es Breve). Leer ya no me engancha, sino que me paraliza. No te sabría explicar por qué…

9. Cuéntame cómo es París.

¿A parte de que es la ciudad más bonita del mundo después de Vigo? Pues en París hay muchos teatros. Pero muy pocas comedias buenas. Lamento que sea así. Que el humor se confunda con el ridículo. Volviendo al absurdo, el año pasado, una de mis obras, “Photo de Famille”,  fue leída en el Teatro de La Huchette, donde se estrenaron medio siglo atrás las obras de Ionesco, y donde están todavía representadas cada día. Fue muy emocionante para mí. Tienes razón, Julio: ¡Tú y yo tenemos que renovar el absurdo!

 10. ¿Qué escribes ahora?

Ahora, te estoy escribiendo, Julio. Y tus preguntas me han enseñado unas cosas sobre mí mismo que no sabía todavía… Así que te lo agradezco.

 

 

536609_4840056569852_1614162956_n.jpeg 264663_4106623219576_1225081488_n.jpeg10499563_10152624615099518_687685679094815935_o.jpglarga-copie-2.jpegBreves